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D’après les écrits anciens, ces pitons rocheux furent envoyés sur terre par le ciel pour servir de refuge aux pieux ermites. D’où leur nom, qui en grec signifie « suspendus dans les airs ». Les esprits plus terre à terre préfèrent croire que ces étranges formations de grès seraient le résultat de l’érosion. Quoiqu’il en soit, ces tours grises qui s’élèvent dans la plaine de Thessalie, au nord du pays, sont assez fascinantes pour être enregistrées au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au 11ème siècle, les premiers moines orthodoxes qui y avaient trouvé refuge vivaient dans des grottes. Les premiers monastères furent construits au 14ème siècle.
Édifices de pierre perchés entre ciel et terre, où seul le vent brise le silence.
Parmi la soixantaine de pitons, vingt-quatre accueillirent des monastères. Six sont encore en activité.
Pour les visiter, il n’est plus nécessaire d’escalader les parois ni de se faire hisser dans une nacelle. Des escaliers taillés à même la roche permettent d’atteindre ces édifices dont certains sont perchés à plus de 300 mètres.
Au-delà des pierres, la vie des moines reclus, les fresques des chapelles, la richesse des bibliothèques et les icônes vieilles de plusieurs siècles imposent le respect.
Un sentiment que seul le paysage, qui se dévoile comme vu d’un nuage, se permet de rivaliser.

La vie d’un masque balinais, le topeng, commence avec le choix de l’arbre qui lui donnera naissance. Il provient du pule, une essence qui pousse au centre de l’île. Vieux et noble, l’arbre sera abattu suite à une cérémonie. Blanc, léger et résistant, ce bois se laisse sculpter et peindre aisément.
Sous les mains de l’artisan, il prendra la forme d’un roi, d’un héro, d’un serviteur, d’un esprit ou d’un animal. Leurs couleurs sont flamboyantes, leurs traits fantastiques et leur caractère limpide. En les voyant, d’un seul coup d’œil, on rit, on pleure, on a peur.
Les topengs sont principalement utilisés dans les danses et le théâtre traditionnels. Les acteurs masqués évoluent en suivant les rythmes métalliques du gamelan.
Ils reproduisent des scènes mythiques et historiques. Des histoires à la fois tristes et comiques, sacrées et populaires, qui perpétuent la mémoire du peuple balinais.

Tout écrin cache un joyau. À Bali, l’île bénie des dieux, ce bijou se nomme La Villa Mathis.
Les rizières en terrasse servent de paysage, à son immense jardin luxuriant.
L’architecture traditionnelle de ses cinq villas abrite un confort hors norme. Matériaux nobles, espaces grandioses, ambiance sereine, l’art de vivre balinais s’offre à vous en version haut de gamme. L’établissement affiche le blason ‘Relais & Châteaux’
Ici, on se perd avec plaisir au cœur d’une végétation domptée avec goût. On se rafraichit près des bassins et piscines dispersées dans la nature. On se ressource dans une grotte en appréciant un massage balinais. On se régale où bon nous semble : un petit coin secret pour un dîner romantique, dans l’intimité de notre chambre pour déguster des délices indonésiens… À la villa Mathis, l’espace nous appartient et le temps coule doucement. On aimerait même qu’il s’arrête lors de notre séjour, pour faire de chaque instant une éternité.
Villa Mathis : www.villamathis.com
Sur les hauteurs de Sulawesi, une île en forme d’orchidée qui étale ses pétales à l’est de Bornéo, vivent les Torajas, un des peuples les plus fascinants d’Indonésie.
Leur pays se cache dans la vallée du Sadang, entre pics couverts de jungle et rizières en terrasse. Un vert panorama dans lequel se détachent leurs étranges et somptueuses maisons en bois, les tongkonan. Les toits, incurvés tels la coque d’un bateau, protègent les murs sculptés et peints des couleurs sacrées : blanc, rouge, jaune et noir.
Devant la porte, des cornes de buffles sont empilées. Preuves de richesse, ces animaux ont été sacrifiés lors des cérémonies mortuaires.
Les rites funéraires prennent une ampleur saisissante chez ce peuple aux racines animistes. Suite au décès, le corps est embaumé pour attendre la fin de la saison des moissons.
De nombreux invités sont alors conviés, hébergés et surtout nourris par la famille du défunt. Des dizaines, voire des centaines de buffles sont tués pour l’occasion.
Prières, offrandes, processions et cérémonies précèdent l’accompagnement du mort vers sa dernière demeure : une niche creusée dans une falaise d’où l’ancêtre, et son tau tau, une poupée en bois à son effigie, continueront d’admirer leur vert pays.