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Une Croisière en caïque

Votre bateau, un caïque, vous attend dans le port de Bodrum. Tout en bois, cette goélette typique aux lignes racées accueille une dizaine d’invités avant de larguer les amarres.
Les eaux turquoises de la méditerranée se reflètent sur sa coque.
La brise ne fait pas oublier la chaleur. Les voiles sont hissées. Cap sur les îles.
Votre cabine est confortable mais vous n’y passerez guère de temps. Le meilleur est à l’extérieur.
Sur le pont, banquettes et matelas permettent de se prélasser en profitant du soleil.
La savoureuse cuisine turque est servie à l’ombre d’un auvent. La première crique venue s’avère parfaite pour une rafraichissante baignade. Entre plongées et séances de planche à voile, vous profitez aussi des escales.
Des villages de pêcheurs, de minuscules îles inhabitées, des plages de sable fin, la côte turque entre Bodrum et Antalya regorge de havres paradisiaques.

Le soir venu, un verre de raki à la main, vous profitez du calme de la vie à bord.
Tout le charme d’une croisière personnalisée, le meilleur moyen d’explorer cette facette de la Turquie.

Rhodes, au confluent de l’histoire

Baignée par la mer Égée et protégée par Hélios, le dieu du soleil, Rhodes est la plus grande île de l’archipel du Dodécanèse. Son histoire est le miroir de celle de la méditerranée.
Au 2ème siècle avant J.C., les navigateurs qui passaient l’entrée du port de Mandráki étaient accueillis par l’une des Sept Merveilles du monde : le Colosse de Rhodes, une gigantesque statue de bronze disparue depuis deux millénaires.
Aujourd’hui, les voyageurs admirent bien avant d’accoster les murailles de la vieille ville et les toits des édifices qu’elles protègent. Minarets, dômes, tours et tourelles, autant de styles que d’époques. Une mosaïque architecturale qui semble atteindre enfin son apogée.
De conquêtes en défaites, les Grecs, les Ottomans, les Romains et bien d’autres nations de la région apposèrent leurs traces sur cette cité. Mais ce sont les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem qui léguèrent l’héritage le plus saisissant.
Arrivés en 1309, ils érigèrent les remparts qui entourent cette cité médiévale. Les pavés de la rue des Chevaliers semblent encore résonner des pas de leurs chevaux. Les Auberges, l’Hôpital et surtout le palais des Grands Maîtres, une forteresse où toute la population pouvait se réfugier, sont les magnifiques empreintes de leur passage.
Entre deux visites, n’oubliez pas de découvrir les plages et les autres beautés de l’île du Soleil.

Les Météores, entre ciel et terre

D’après les écrits anciens, ces pitons rocheux furent envoyés sur terre par le ciel pour servir de refuge aux pieux ermites. D’où leur nom, qui en grec signifie « suspendus dans les airs ». Les esprits plus terre à terre préfèrent croire que ces étranges formations de grès seraient le résultat de l’érosion. Quoiqu’il en soit, ces tours grises qui s’élèvent dans la plaine de Thessalie, au nord du pays, sont assez fascinantes pour être enregistrées au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au 11ème siècle, les premiers moines orthodoxes qui y avaient trouvé refuge vivaient dans des grottes. Les premiers monastères furent construits au 14ème siècle.
Édifices de pierre perchés entre ciel et terre, où seul le vent brise le silence.
Parmi la soixantaine de pitons, vingt-quatre accueillirent des monastères. Six sont encore en activité.
Pour les visiter, il n’est plus nécessaire d’escalader les parois ni de se faire hisser dans une nacelle. Des escaliers taillés à même la roche permettent d’atteindre ces édifices dont certains sont perchés à plus de 300 mètres.
Au-delà des pierres, la vie des moines reclus, les fresques des chapelles, la richesse des bibliothèques et les icônes vieilles de plusieurs siècles imposent le respect.
Un sentiment que seul le paysage, qui se dévoile comme vu d’un nuage, se permet de rivaliser.

San Gimignano, fleuron de Toscane

San Gimignano, fleuron de Toscane
En chemin sur les routes de Toscane, plusieurs kilomètres avant d’y arriver, elle fend l’horizon du haut de sa colline, cette ville médiévale, San Gimignano, la ville des tours.
Une fois les murailles passées, vous voilà plongé en plein 14ème siècle.
La visite commence par la Piazza del Duomo. Impressionnante, entourée de quelques-unes des plus belles tours de la cité, dont la Torre Grossa, haute de 54 mètres. Il n’en reste plus que 14 sur les 72 que les familles nobles avaient érigées, il y a près d’un millénaire de cela.
Les vieilles pierres imposent le respect. Les rues étroites, bordées d’anciens palais et demeures vous mènent jusqu’à la splendide Piazza della Cisterna, avec son puits en pierre.
Le jeudi, c’est jour de marché.
Après avoir déambulé parmi les étals de fruits, fleurs et olives, vient le temps de la terrasse pour un verre du délicieux Vernaccia di San Gimignano, le fameux vin blanc local.
Rafraîchi, le cœur léger, ne partez pas… Il vous reste encore à admirer fresques et peintures, certains des plus grands chefs-d’œuvre de l’art italien qui ornent églises et musées.
Un autre trésor de cette ville surprenante.

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