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Vibrez au rythme du phénomène gqom !

Dans toute l’Afrique du Sud, des rythmes frénétiques résonnent. Un mélange exalté de musique africaine, de hip-hop et de musique électronique retentit depuis les enceintes des taxis. Originaire des townships de Durban en Afrique du Sud, le gqom, évolution du kwaito, a désormais conquis le pays. A l’instar du baile funk brésilien, originaire des favelas de Rio de Janeiro, le gqom puise ses racines dans les quartiers défavorisés. Et si la musique et la culture Brésilienne vous intéressent également, on vous conseille d’aller les découvrir grâce aux voyages organisés par Brazil Selection. On vous emmène à la découverte de la bande son des nuits sud-africaines !

 

Au commencement le kwaito…

Aux origines de ces mélodies entraînantes : le kwaito. Ce genre musical a émergé dans l’Afrique du Sud des années 90. Madiba vient d’être élu, un vent de liberté souffle sur le pays. Ces perspectives d’un futur meilleur offrent un nouvel élan à la musique locale. Ce mélange de sonorités africaines, hip-hop et électroniques deviendra, par la suite, la musique la plus populaire de la jeunesse des townships. Il quittera les sound-systems de Soweto, où il est né, pour se retrouver sur toutes les radios du pays et s’exportera même à l’international.

 

Soweto, Afrique du Sud, qgom

Une évolution dans les townships de Durban

À la fin des années 2000, la jeunesse des townships de Durban décide de chambouler la musique populaire. A l’aide d’ordinateurs et d’une certaine débrouille assez représentative des habitants de ces quartiers difficiles, ils donnent naissance au gqom. Le gqom, mot signifiant frapper un tambour en zoulou, est une version plus brute, plus minimaliste et plus sombre du kwaito. À l’origine cantonnée aux seuls townships, le genre musical doit son expansion aux taxis de la ville de Durban. Les chauffeurs jouaient sur leurs enceintes les productions gqom pour attirer les clients. Cette musique aux rythmes saccadés illustre le quotidien des habitants des townships. Les sujets abordés par les chanteurs tournent souvent autour du monde de la nuit, de la fête et parfois de ses excès. Le genre gqom est avant tout une échappatoire, un moyen de se libérer, de lâcher prise et de laisser la musique guider son corps.

 

Durban, Afrique du Sud, quartier du qgom

Le qgom : un phénomène local devenu national

Si le phénomène gqom n’a pas tardé à prendre de l’ampleur, les radios ont été, dans un premier temps, réticentes à passer ces musiques sur leurs ondes. Mais ce genre est devenu une culture à part entière, avec ses codes et ses tendances. En 2016, l’un des pères du mouvement, Dj Lag, connaîtra un succès fulgurant qui lui ouvrira des portes dans le monde entier et fera de lui l’ambassadeur du gqom. La réticence des radios se dissipera peu à peu et un nouveau sous-genre, le sghubu, plus pop, plus accessible et plus festif, verra le jour. Le gqom et sa variante passent désormais à la radio, dans les boîtes de nuit et des festivals leur sont consacrés.

 

Club, danse qgom

La reconnaissance internationale du gqom

Ces sons, à l’origine bricolés dans les townships de Durban, sont en train de conquérir le monde. Des artistes sont invités un peu partout et des soirées sont dédiées à ce mouvement dans de nombreuses grandes villes du monde entier. En Afrique du Sud, des labels se sont créés et certains des groupes pionniers, comme Rudeboyz, ont rejoint de grands studios de production. Des cultures populaires sont nées des mouvements qui dépassent les frontières, le kwaito en Afrique du Sud, le baile funk au Brésil et bien d’autres encore. Si ces rythmes sont en train de conquérir nos pistes de danse, rien de mieux que d’aller les découvrir sur place, là où ils sont nés que ce soit à Johannesburg ou à Rio de Janeiro.

 

Rio de Janeiro, Brésil